The UN Human Rights Council (“Council”) has decided to keep a spotlight on Burundi ahead of key elections scheduled for 2020. Today, the Council adop­ted a resolution that extends the mandate of the Commission of Inquiry (CoI) on Burundi for one year and condemns a wide range of human rights violations and abuses, a move which DefendDefenders welcomes.

“Maintaining scrutiny over Burundi’s human rights situation is the right thing to do, as all signals are red in the electoral period,” said Has­san Shire, Execu­tive Direc­tor, Defend­­Defen­d­ers. “We once again urge the Burundian authorities to change course and engage with the UN human rights system, including the Commission of Inquiry.” 

The resolution adopted today with a broad majority[1] extends the mandate of the CoI, which has been investigating human rights violations and abuses committed in Burundi, reporting to the Coun­cil, and transmitting case files to the International Criminal Court (ICC) for prosecutions. The resolution also condemns a range of violations of civil, political, eco­nomic, social and cul­tu­ral rights, inclu­ding those that may amount to crimes against humanity, calls for the protection of hu­man rights defenders, civil society members, and journalists, and urges the Burundian Gov­ernment to cooperate with the international community.

Additionally, the resolution welcomes the work carried out by the CoI with respect to “risk fac­tors” for atrocity crimes. In the report it presented to the Council on 17 September 2019, the CoI analysed risk factors and indicators of atrocity crimes, human rights violations and abuses, which are a key element of prevention ahead of presidential, legislative, and Senate elections scheduled for 20 May (for the former two) and 20 July 2020 (for the latter). Burundi fulfils a large number of these risk factors and indicators.

“The risk factors identified by the Commission are a key tool and a break­through for the Council. The international community should heed the warning and stand ready to act,” said Es­tel­la Ka­ba­ch­­wezi, Senior Advocacy and Research Officer at De­f­end­Defen­ders. “Existing and future inquiry mechanisms could draw inspiration from the CoI on Bu­rundi’s ‘risk fac­tor’ approach and overall preventative work.” 

The Council, which is the UN’s main body in charge of human rights promotion and protection, concludes its 42nd regular session on 27 September 2019. It is composed of 47 Members, elec­ted for three-year terms. Burundi has been on the Council’s agenda since a political, huma­nita­rian, and human rights crisis erupted in the country in 2015, when President Nkurunziza an­noun­ced its intention to run for a third term in office, against the letter and spirit of the Arusha Agreement, which had brought an end to Burundi’s civil war. The Council established the CoI on Burundi in September 2016.

Ahead of the session, DefendDefenders led civil society efforts to urge the renewal of the CoI’s mandate. Our main asks were outlined in a joint letter[2] signed by more than 40 Burundian, re­gio­nal, and international NGOs. We also held an event on the margins of the Council’s 42nd ses­sion to express support for the resolution and draw attention to risks associated with elections.

Read our press release in ENGLISH.

 

For more information, please contact:  

Hassan Shire

Executive Director, the East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project on HassanS@defenddefenders.org or +256 772 753 753 (English and Somali)

Estella Kabachwezi

Senior Advocacy and Research Officer, the East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project on EstellaK@defenddefenders.org or +256 782 360 460 (English)

Nicolas Agostini

Representative to the United Nations (Geneva), the East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project on NicolasA@defenddefenders.org or +41 79 813 49 91 (English and French)

 

[1] 23 States voted in favour of the resolution, 11 voted against it, and 13 abstained.

[2] DefendDefenders et al., “Burundi: Extend CoI mandate for a further year,” 2 August 2019, https://defenddefenders.org/press_release/burundi-extend-coi-mandate-for-a-further-year/ (accessed on 27 September 2019).

 

 


En amont des Ă©lections, l’ONU garde ses projecteurs braquĂ©s sur les droits humains au Burundi

 

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU (ci-aprĂšs, « Conseil ») a dĂ©cidĂ© de garder ses projecteurs braquĂ©s sur le Burundi en amont des Ă©lec­tions clefs de 2020. Aujourd’hui, le Conseil a adoptĂ© une rĂ©solution renou­ve­lant le mandat de la Com­mis­sion d’enquĂȘte (CoI) sur le Burundi pour une annĂ©e et condamnant une lon­gue sĂ©rie de vio­la­tions des droits humains – une dĂ©cision que Defend­De­fen­ders salue.

« Alors que tous les signaux d’alerte sont au rouge, conserver une capacitĂ© Ă©troite de sur­veil­lance de la situation des droits humains au Bu­rundi est la bonne dĂ©cision », a dit Has­san Shire, directeur exĂ©cutif de DefendDefenders. « Une fois de plus, nous exhortons les au­to­ritĂ©s burundaises Ă  changer de cap et Ă  engager un dialogue avec le systĂšme onusien des droits humains, y compris la Commission d’enquĂȘte ». 

La rĂ©solution adoptĂ©e aujourd’hui Ă  une large majoritĂ©[1] renouvelle le mandat de la CoI, qui en­quĂȘ­te sur les violations et atteintes aux droits humains commises au Burundi, en rend compte au Conseil et transmet ses dossiers Ă  la Cour pĂ©nale internationale (CPI) en vue de poursuites. La rĂ©solution condamne Ă©galement une sĂ©rie de violations des droits civils, politiques, Ă©cono­mi­ques, sociaux et culturels, dont certains pourraient ĂȘtre consti­tutifs de crimes contre l’humanitĂ©, appelle Ă  la protection des dĂ©fenseurs des droits humains, des membres de la sociĂ©tĂ© civile et des journalistes, et exhorte le Gouvernement burundais Ă  coopĂ©rer avec la communautĂ© inter­na­tionale.

En outre, la rĂ©solution accueille avec satisfaction le travail menĂ© par la CoI quant aux « facteurs de risques » des atrocitĂ©s criminelles. Dans le rapport qu’elle a prĂ©sentĂ© au Conseil le 17 sep­tembre 2019, la CoI a analysĂ© des facteurs et des indicateurs de risques des atrocitĂ©s, des vio­lations et des atteintes aux droits humains, dans ce qui constitue un Ă©lĂ©ment clef de prĂ©vention en amont des Ă©lections prĂ©sidentielle, lĂ©gislative et sĂ©natoriale prĂ©vues pour le 20 mai (pour les deux premiĂšres) et le 20 juillet 2020 (pour la derniĂšre). Le Burundi remplit un grand nombre de ces facteurs et indicateurs de risques.

« Les facteurs de risques identifiĂ©s par la Commission sont un outil crucial et une vĂ©ri­ta­ble percĂ©e pour le Conseil. La communautĂ© internationale devrait entendre le message et se tenir prĂȘte Ă  agir », a dit Estella Kabachwezi, responsable du plaidoyer et de la recherche chez DefendDefenders. « Les mĂ©canismes d’enquĂȘte existants et futurs pourraient s’inspi­rer de l’approche en termes de ‘facteurs de risques’ et du travail prĂ©ventif de la CoI sur le Burundi ». 

Le Conseil, qui est l’organe onusien principal en charge de la promotion et de la protection des droits humains, conclut sa 42Ăšme session ordinaire le 27 septembre 2019. Il est composĂ© de 47 Membres, Ă©lus pour un mandat de trois ans. Le Burundi figure sur le programme de travail du Conseil depuis qu’une crise politique, humanitaire et des droits humains a Ă©clatĂ© dans le pays en 2015, lorsque le prĂ©sident Nkurunziza a annoncĂ© son intention de concourir pour un troi­si­Úme mandat, en violation de l’esprit et de la lettre de l’Accord d’Arusha, qui a mis un terme Ă  la guerre civile dans le pays. Le Conseil a Ă©tabli la CoI sur le Burundi en septembre 2016.

En amont de la session, DefendDefenders a menĂ© les efforts de la sociĂ©tĂ© civile, exhortant au re­nouvellement du mandat de la CoI. Nos demandes principales ont Ă©tĂ© explicitĂ©es dans une lettre conjointe[2] signĂ©e par plus de 40 ONG burundaises, rĂ©gionales et internationales. Nous avons Ă©galement tenu un Ă©vĂ©nement en marge de la 42Ăšme session du Conseil, afin d’exprimer no­tre soutien Ă  la rĂ©solution et d’attirer l’attention sur les risques associĂ©s aux Ă©lections.

Lire notre communiquĂ© en FRANÇAIS.

 

Pour davantage d’informations, contacter :  

Hassan Shire

Directeur exécutif de DefendDefenders, via HassanS@defenddefenders.org ou par téléphone au +256 772 753 753 (anglais et somali)

Estella Kabachwezi

Responsable du plaidoyer et de la recherche pour DefendDefenders, via EstellaK@defenddefenders.org ou par téléphone au +256 782 360 460 (anglais)

Nicolas Agostini

Représentant de DefendDefenders auprÚs des Nations Unies à GenÚve, via NicolasA@defenddefenders.org ou par téléphone au +41 79 813 49 91 (anglais et français)

 

[1] 23 États ont votĂ© en faveur de la rĂ©solution, 11 ont votĂ© contre, et 13 se sont abstenus.

[2] DefendDefenders et al., « Il est nĂ©cessaire de renouveler le mandat de la Commission d’enquĂȘte sur le Burundi pour une annĂ©e », 2 aoĂ»t 2019, https://defenddefenders.org/press_release/burundi-extend-coi-mandate-for-a-further-year/ (consultĂ© le 27 septembre 2019).