UN Human Rights Council – 39th regular session
Item 2: Interactive dialogue with the High Commissioner on her final report on Burundi
Oral statement delivered by Eulalie Nibizi
Version française ci-dessous
Mr. President, Madam High Commissioner,
We thank you for your final note, which makes it clear that the Burundian govÂernÂment has demonstrated absolute bad faith in its relationships with independent human rights actors such as your Office and the experts it deployed with a view to implementing HRC resolution 36/2.
Quoting from the OHCHR note: “It should be recalled that the Government of Burundi is a memÂber of the Human Rights Council and that it supported the adoption of resolution 36/2.” Recalling DefendDefenders’ statement last June, we stated that “Burundi denying access to—or even worse: withdrawing visas from—the experts mandated by a resolution the government has itself supÂported can only be referred to as what it is: a case of extreme policy incoherence.” At the time, the Burundian government still had a chance to re-establish cooperation with OHCHR and start acting on its pledges. It has not done so.
Mr. President,
DefendDefenders just published a report, “Headlong Rush,” which comprehensively documents Burundi’s apÂpalling behaÂviour as a member of this Council. Its pattern of non-cooperation should have trigÂgerÂed action with regard to its membership rights. It has not, but we stress that leaving the Council should not lead the Burundian government to think that it will quietly be removed from the international community’s atÂtenÂtion. With our partners, we will advocate for this Council, and other regional and international bodies and mechanisms, including the International Criminal Court, to deÂfine a path towards full accountability for the crimes committed, incÂluÂding those ordered by the highest political level.
Thank you for your attention.
Conseil des droits de l’homme de l’ONU – 39ème session ordinaire
Point 2 : Dialogue interactif avec la Haute-Commissaire sur son rapport final sur le Burundi
Intervention orale lue par Eulalie Nibizi
Monsieur le Président, Madame la Haute-Commissaire,
Nous vous remercions pour votre note finale, qui montre clairement que le gouvernement
burunÂdais a fait preuve d’une mauvaise foi absolue dans ses relations avec les acteurs indĂ©pendants dans le domaine des droits humains, tels que votre Bureau et les experts dĂ©ployĂ©s dans le but de mettre en Ĺ“uvre la rĂ©solution 36/2 du Conseil.
Citant la note du HCDH : « Il devrait être rappelé que le Gouvernement du Burundi est membre du Conseil des droits de l’homme et qu’il a soutenu l’adoption de la résolution 36/2 ». Rappelant
Ă©gaÂlement l’intervention de DefendDefenders en juin dernier, nous avions dĂ©clarĂ© que « le fait que le Burundi refuse l’accès – ou pire : qu’il retire les visas accordĂ©s – aux experts mandatĂ©s par une
rĂ©soÂluÂtion que le gouvernement a lui-mĂŞme soutenue doit ĂŞtre vu pour ce qu’il est : un exemple
d’inÂcoÂhĂ©rence politique extrĂŞme ». Ă€ l’époque, le gouvernement burunÂdais disposait toujours de la possiÂbilitĂ© de rĂ©tablir sa coopĂ©ration avec le HCDH et de comÂmencer Ă mettre en Ĺ“uvre ses engageÂments. Il n’en a rien fait.
Monsieur le Président,
DefendDefenders vient de publier un rapport, intitulé « Fuite en avant », qui documente de façon détaillée le comportement affligeant du Burundi en tant que membre de ce Conseil. Sa
non-coopĂ©Âration caractĂ©risĂ©e aurait dĂ» dĂ©clencher une action quant Ă ses droits de membre. Cela n’a pas Ă©tĂ© le cas, mais nous soulignons que le fait de quitter le Conseil ne doit pas amener le gouvernement Ă croire qu’il Ă©chappera Ă l’attention de la communautĂ© internationale. Nous
contiÂnuerons avec nos partenaires Ă plaider pour que ce Conseil et d’autres organes et mĂ©canismes rĂ©gionaux et internaÂtioÂnaux, notamment la Cour pĂ©nale internationale, dĂ©finissent un chemin vers la reddition de compÂtes pour les crimes commis, y compris ceux ordonnĂ©s au plus haut niveau politique.
Je vous remercie de votre attention.